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La consommation de bois énergie pourrait presque tripler d’ici à 2010 en Alsace. La matière première ne manque pas et de nouveaux débouchés s’ouvrent pour des produits de moindre valeur.
Les pouvoirs publics mettent en œuvre une politique volontariste de développement
Traditionnel en Alsace, l'usage du bois comme source d'énergie est poussée à la hausse par l'augmentation du prix des énergies fossiles. À cela s'ajoute les engagements de la France en faveur des énergies renouvelables dans le cadre du protocole de Kyoto sur les gaz à effets de serre.
Le Conseil régional d'Alsace a engagé depuis plusieurs années une politique de développement de chaufferies collectives alimentées en bois. L'objectif est d'atteindre 250 chaufferies à l'horizon 2010, contre 75 en 2006.
Exemple d'application de cette politique : la mise en service à l'automne 2006 d'une chaufferie au bois à Rosheim (Bas-Rhin) avec une chaudière de 1.200 KW, complétée par deux chaudières au gaz, pour desservir plusieurs bâtiments publics. Il s'agissait pour le maire de Rosheim de s'assurer au préalable que la forêt communale permettrait un approvisionnement régulier en déchets de bois. C'est l'agence ONF de Schirmeck qui s'en est chargé, le broyage étant réalisé par une entreprise locale.
Une consommation attendue en forte augmentation
Actuellement, les besoins des particuliers et des chaufferies collectives s'élèvent à 25.000 tonnes de bois/an. Les prévisions tablent sur une consommation de 65.000 TB/an d'ici à 2010, avec un fort développement du bois en bûche, des granulés et autres plaquettes pour alimenter le parc de chaufferies.
Pour faire face à cette demande, la matière première en bois énergie ne manque pas en Alsace. Elle est estimée au total à 179.000 TB/an : 137.000 TB/an en forêts (48% dans le Haut-Rhin et 52% dans le Bas-Rhin) et à 42.000 TB/an de produits issus de la première transformation et qui pourraient être valorisés à cet usage.
Tout concourt donc à l'augmentation de l'usage du bois énergie dans les années à venir, aussi bien pour les particuliers que pour les projets industriels et collectifs.
Pour l'ONF, cette évolution représente une réelle opportunité en favorisant la commercialisation de produits de moindre valeur comme les rémanents d'exploitation, les produits de dépressage ou de premières éclaircies sur pied dans les parcelles récemment reboisées... et les bois mitraillés, résultant des combats lors des guerres de 1914/18 et 1939/45, impropres à d'autres usages.



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