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Témoignage

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Maurice Saglietto, ouvrier forestier

Ouvrier forestier : un métier au plus près du terrain, dont les missions varient en fonction des saisons.

Après avoir été ouvrier agricole et exploitant forestier à son propre compte, Maurice Saglietto a été ouvrier forestier au sein de l’unité territoriale du Lubéron, et maintenant chef d'équipe à Lagnes, à l'Unité de Production Provence.

« Ma mission, c'est gérer et protéger l'environnement sur un périmètre qui va du Lubéron à la vallée d'Apt et au Ventoux, qui comprend à la fois du maquis et de la forêt. Mon rôle est très différent d'une parcelle à l'autre : débroussailler dans certains cas, élaguer dans d'autres, suivre l'évolution de la flore mais aussi de la faune, entretenir les chemins, vérifier que les cuves et citernes d'eau utilisées par les pompiers en cas d'incendie sont bien remplies... Mes missions sont très diversifiées et varient surtout en fonction des saisons.

L'été, il s'agit avant tout à faire de la prévention incendie. Si un foyer se déclare, je dois essayer de le maîtriser. S'il est trop important, je fais appel aux services d'incendie. Nous travaillons en étroite collaboration. Comme je suis constamment sur le terrain, j'ai un rôle de veille et d'alerte.

Au printemps, je me consacre davantage à veiller à la protection de certaines espèces animales, comme les vautours, ou végétales, comme les orchidées pour lesquelles j'installe des grilles de protection bien utiles contre l'appétit des animaux ou des promeneurs.

L'hiver, c'est la saison de l'élagage, des coupes de bois malade ou encore des travaux de maçonnerie sur les gîtes que possède l'ONF. J'interviens aussi bien auprès des communes, des propriétaires privés qui ont besoin d'entretenir leur patrimoine ou des forêts domaniales.

Mon métier nécessite de solides connaissances en botanique, qu'il s'agisse de petits végétaux ou d'arbres. Pour l'exercer, il faut être diplômé d'une école forestière, avec un niveau CAP. Bien sûr, le diplôme ne suffit pas. Il faut se tenir au courant en permanence des évolutions botaniques et suivre régulièrement des formations.

Mais l'essentiel est d'aimer le contact avec la nature car un ouvrier forestier est constamment sur le terrain, en général de 7 h du matin jusqu'au milieu d'après-midi. L'avantage est que mon quotidien est très diversifié et donc très enrichissant. »

L'ONF

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