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Engins forestiers : à la découverte

Ils sont gros, ils sont bruyants et pourtant les engins forestiers sont très utiles à la gestion des bois. Les pilotes de ces tracteurs, débardeur ou porteur, conjuguent efficacité, sécurité et respect de l’environnement. Regard sur cette activité impressionnante en quelque verbes…

Mécaniser

La griffe articulée permet de charger directement les petites grumes
La griffe articulée permet de charger directement les petites grumes © Philippe Lacroix / ONF

Gérer durablement une forêt suppose la mise en œuvre de travaux sylvicoles et la réalisation d'exploitations forestières.

Depuis un siècle, la mécanisation a remplacé progressivement le travail manuel et la force du cheval. Il s'est agi à la fois de rendre le travail moins pénible et de gagner du temps. Progressivement, les engins forestiers se sont substitués à l'homme qui les pilote.

Les technologies utilisées sont à la fois modernes et performantes tout en tenant compte du milieu naturel vivant.

Piloter

Conduire un engin forestier, c'est d'abord savoir circuler dans un milieu naturel. Ce qui suppose à la fois une bonne maîtrise de son engin, une bonne perception du milieu forestier (portance des sols, présence de semis, arbres à proximité) et de solides connaissances en mécanique, hydraulique, électronique et informatique.

Ces compétences sont nécessaires aux conducteurs de tracteur débardeur ou tracteur porteur qui sortent les bois ; d'abatteuse qui exploite mécaniquement les bois ; de tracteur broyeur qui ouvre des chemins sylvicoles ; de tracteur avec charrue qui aère le sol.

S’adapter

Le conducteur d'engin doit s'adapter en permanence aux consignes des chantiers qui tiennent compte du travail à réaliser et du milieu : état du sol, sens de la pente, position des chemins de débardage, présence de zones sensibles... Il n'y a donc jamais deux chantiers forestiers identiques.

Minimiser

Ce tracteur articulé limite la pression au sol grâce à quatre essieux munis de pneux basse pression et de chenilles
Ce tracteur articulé limite la pression au sol grâce à quatre essieux munis de pneux basse pression et de chenilles © Didier Pischedda / FCBA

Les engins forestiers restent des véhicules encombrants. Toutefois, ils ont été beaucoup améliorés et adaptés au milieu forestier : ergonomie du poste de travail, souplesse et maniabilité, articulations, pneus à meilleure portance...

Les conducteurs ont la faculté de limiter le tassement des sols, d'éviter les arrachements d'écorce, et savent emprunter les chemins d'exploitation mis à leur disposition. Ils sont aussi sensibles à la récupération des déchets (bidons d'essence et d'huile, flexibles hydrauliques...).

Etre conducteur d'engin, c'est donc répondre à la fois à des besoins de rentabilité mais aussi au respect de la biodiversité, en lien avec le forestier gestionnaire.

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