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Pin d’Alep, le pin de la garrigue

Je tourne le dos à la mer

Et non ! Je ne suis pas un  Pin parasol ! Même si je le parais
Et non ! Je ne suis pas un Pin parasol ! Même si je le parais © Charles Pujos / ONF

On me nomme Pin d'Alep, bien que je ne vienne pas de Syrie.

Là-bas, dans la région d'Alep, c'est mon très proche cousin, le Pin brutia, qui est présent. Pinus halepensis en latin, on m'appelle aussi Pin blanc, du fait de mes aiguilles fines, un peu argentées.

Ce sont elles qui permettent de me distinguer du Pin parasol auquel je ressemble assez. J'ai cependant un tronc généralement plus tortueux que lui.

Ce sont les vents et les embruns maritimes qui sculptent ma silhouette.

éssechés par le sel, mes bourgeons qui y sont exposés meurent : je me développe donc à l'opposé de la ligne de rivage.

Des cônes pédonculés

Particularités : mes cônes pédonculés se développent sur 3 ans
Particularités : mes cônes pédonculés se développent sur 3 ans © Maurice Dedieu / ONF

Bien entendu, je suis un conifère, de la famille des Pinacées.

Jeune, mon écorce est grise, mais avec l'âge elle se teinte d'ocre rouge, se fissure et s'écaille.

Mes fines aiguilles vert jaunâtre sont molles et pointues, insérées par deux comme pour la plupart des pins.

Monoïque, je porte mes fleurs mâles et femelles sur un même pied. Mes petits chatons mâles sont de couleur jaune pâle, tandis que les femelles sont d'un violet pourpré.

Tous les deux ans, je donne naissance à des cônes ovoïdes longs de 6 à 12 cm. Largement pédonculés (fixés par un petit pied), d'un joli ocre clair cendré, ils contiennent mes graines ailées.

Une personnalité de la côte d'Azur

En France, je suis indigène en Provence jusqu'à 800 m et en quelques points du Languedoc.

Très frugal, j'accepte tous les types de roches mères mais préfère le calcaire, même sec et superficiel. Je peux facilement m'accrocher à flanc de falaise mais on me retrouve surtout dans les régions de garrigue.

J'aime la chaleur, je supporte d'ailleurs des sécheresses prolongées mais l'excès d'humidité peut m'être fatal.

Quant aux fortes gelées et à la neige, n'en parlons pas : je ne les supporte pas !

Gare aux incendies

Quand je vieillis, mon écorce devient ocre et s'écaille
Quand je vieillis, mon écorce devient ocre et s'écaille © C. Gayard / ONF

Je suis très sensible aux incendies, pour plusieurs raisons : mes cônes persistant très longtemps, éclatent et contribuent à propager l'incendie rapidement ; de plus, mon couvert très clair abrite un sous-bois très combustible.

Pour certains, l'incendie favorise ma régénération : si je suis fertile, la chaleur fait éclater mes cônes qui dispersent leurs graines...

Mon bois

Je peux atteindre une vingtaine de mètres de haut, mais plus généralement j'atteins 15 m.

Mon bois, assez proche de celui des pins sylvestre et maritime, peut servir d'éléments d'ossature pour la construction, de petite charpente, de palette, de coffrage, pour la menuiserie d'intérieur et les produits du déroulage (caisserie, panneaux contreplaqués pour la construction).

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