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Les résineux

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Je suis le membre fondateur des Pinacées : Pinus pinaster en latin, et en français Pin des Landes, Pin maritime, Pin de Bordeaux, pinastre, Pin de Corte.

Pinaster est le nom générique des pins au sens large en Italie latine.

Un arbre de littoral

Je suis un arbre de littoral, mediterrannéen et aussi atlantique
© Lilian Micas / ONF Je suis un arbre de littoral, mediterrannéen et aussi atlantique

Je couvre 10% des surfaces boisées.

Originaire de Méditerranée centrale et occidentale, je supporte des sols pauvres mais j'ai besoin de lumière, de chaleur et d'une certaine humidité atmosphérique tout en supportant la sécheresse estivale.

Je suis très répandu dans les régions sablonneuses du Sud, les Landes.

En bordure du littoral, je sers à fixer les dunes en stabilisant le sol. Dans le Midi, je suis très sensible aux incendies.

De grandes aiguilles

Je suis le plus gros cône de pin. Je proviens d'une transformation de la fleur femelle fécondée
© Patrick Barré / ONF Je suis le plus gros cône de pin. Je proviens d'une transformation de la fleur femelle fécondée

Je porte mes fleurs mâles jaunes et mes fleurs femelles rouges en groupe séparés, sur les jeunes rameaux.

Je suis reconnaissable à mes très longues aiguilles rigides groupées par paires, et à mes gros cônes. Ces derniers peuvent rester pendus des années, au point que j'en arrive à en être entièrement couvert !

Je possède le record de longueur pour mes aiguilles et mes cônes brun clair brillants : 20 cm pour elles comme pour eux !

De couleur gris-vert virant peu à peu au vert foncé, mes aiguilles pointent vers l'avant des rameaux.

Une cime peu fournie

Ma cime est généralement peu fournie et large
© Lilian Micas / ONF Ma cime est généralement peu fournie et large

Mon tronc porte des branches disposées en verticilles et partent horizontalement.

Tout comme pour mon cousin sylvestre, la partie basse de mon tronc perd ses branches, même quand je pousse librement. Dans ce cas, mon tronc se tord par endroit.

Mais planté serré, je m'étire d'avantage et pousse de manière parfaitement rectiligne.

Je peux atteindre les 40 m de hauteur alors que ma cime est généralement peu fournie et large.

Je me drape d'une écorce épaisse, gris clair puis brun-rouge. De profondes crevasses la découpent en plaques carrées.

Un bois dur

Epaisse,  mon écorce est fortement craquelée
© Lilian Micas / ONF Epaisse, mon écorce est fortement craquelée

Mon bois de couleur rougeâtre, au grain grossier, a une odeur de résine très prononcée : il présente parfois des poches de résine.

Dur, lourd, moyennement nerveux, il résiste bien à la compression mais n'est pas très flexible et est assez fissile. Il se travaille, se cloue et se peint cependant bien.

On m'utilise pour les charpentes classiques et en lamellé-collé, pour la menuiserie du bâtiment, les parquets, les bois de mine, les poteaux télégraphiques, les bois d'emballage et la papeterie.

Les grosses billes fournissent du bois de déroulage en panneau de contreplaqué.

Jadis j'étais exploité pour ma résine dont on tire la térébenthine de Bordeaux : une petite incision en biais dans mon écorce laisse s'écouler la résine qui était recueillie dans de petits pots.

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