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Quelle protection pour les oiseaux forestiers ?

Un nombre limité d'espèces peut être chassé

Le Pigeon ramier est chassé durant une période limitée
Le Pigeon ramier est chassé durant une période limitée © Christian Pocachard / ONF

Tous les oiseaux forestiers sont protégés par la loi, seules les espèces suivantes sont chassables :

  • faisans
  • Gélinotte des bois
  • Grand Tétras (seulement les mâles dans les Pyrénées)
  • Tétras lyre (seulement les mâles)
  • Pigeon ramier et colombin
  • Tourterelle des bois
  • Corneille noire
  • Geai des chênes
  • Etourneau sansonnet
  • merles et grives.

 

Ces espèces ne sont chassables que pendant la période d'ouverture générale de la chasse et certaines sont soumises à des restrictions et des plans de chasse.

Cette chasse se pratique généralement à l'approche avec ou sans chien, rarement en battue (faisan) ou à l'affût d'un poste fixe (pigeons).

Certaines espèces sont menacées

Depuis sa protection dans les années 1980, le Balbuzard pêcheur niche à nouveau dans le centre de la France
Depuis sa protection dans les années 1980, le Balbuzard pêcheur niche à nouveau dans le centre de la France © Alain Perthuis / ONF
  1. La liste rouge officielle des oiseaux nicheurs menacés en France métropolitaine distingue, par ordre décroissant de menace :
    - les espèces en danger : Pic tridactyle
    - les espèces vulnérables : Cigogne noire, Balbuzard pêcheur
    -
    les espèces rares : Aigle botté, Chevêchette d'Europe, Pic à dos blanc, Tarin des aulnes
    Elle se base d'abord sur des critères à l'échelle européenne.
  1. Toutefois, certaines espèces très localisées, à effectifs nicheurs très réduits, habitant les vieilles forêts qui sont elles-mêmes rares, font l'objet de mesures spéciales de conservation en France là où elles sont menacées.
    Il s'agit par exemple de la Gélinotte des bois et du Grand Tétras, de la Bécasse des bois, du Pic à dos blanc et du Gobemouche à collier.
  1. D'autres espèces sont en forte diminution, même si elles sont encore assez répandues.
    Il s'agit par exemple des Pie-grièches, du Torcol fourmilier et de l'Engoulevent d'Europe.
  1. D'autres enfin sont soumises à des fluctuations naturelles et à des déplacements qui compromettent fortement leur reproduction certaines années : Chouette de Tengmalm, Bec croisé des sapins.


La plupart des autres espèces, notamment les passereaux, sont encore communes, bien que certains grands migrateurs (pouillots, Rougequeue à front blanc, Fauvette grisette, Locustelle tachetée, Rousserolle verderolle, Rossignol philomèle, Coucou gris...) aient fortement diminué.

Des espaces de protection

Comme pour d'autres catégories d'oiseaux, il y a différents types de réserves en forêt.

Il peut s'agir :

  • de réserves de chasse gérées par l'Office national de la chasse et de la faune sauvage
  • de réserves naturelles (ministère de l'Ecologie)
  • de réserves biologiques mises en place par l'ONF (intégrales lorsque flore et faune évoluent sans aucune intervention, dirigées lorsque gérées pour la conservation d'espèces ou de milieux particuliers).

Ces réserves forestières ont rarement pour objet la conservation des seuls oiseaux (exception : le Grand Tétras) mais s'attachent surtout à la protection de l'ensemble de l'écosystème forestier considéré.

Bien entendu, de nombreuses forêts, domaniales ou non, sont incluses dans les Parcs nationaux et régionaux, les Zones de protection spéciale (ZPS), les sites Natura 2000 et autres formes de protection relatives à la législation nationale ou européenne.

Les places de chant du Grand Tétras doivent être protégées
Les places de chant du Grand Tétras doivent être protégées © Pierre Cadiran / ONF
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