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Bilan des tempêtes de février sur le littoral Atlantique
14/03/16
Bretagne, Pays-de-la-Loire (Vendée) et Poitou-Charentes (Charente-Maritime)

Entre le 8 et 15 février derniers, les littoraux domaniaux de Bretagne, Vendée et de Charente-Maritime ont été touchés par plusieurs épisodes dépressionnaires provoquant des phénomènes d’érosion marine. L’ensemble des agents de l’ONF ont été mobilisés pour réaliser rapidement un bilan et effectuer les travaux nécessaires de nettoiement et de mise en sécurité des sites.

Pour en savoir plus

© ONF A gauche, image de la tempête depuis l'écluse de la Gachère à Olonne ; à droite, depuis la plage des Saumonards sur l'île d'Oléron

La plupart des sites ont plutôt bien résisté aux assauts de l'océan (voir détail du bilan à télécharger). Ces évènements contrastent avec un début d'hiver sans phénomènes majeurs. Les dunes étaient donc en très bon état pour la saison avec l'arrivée massive de sable sur beaucoup de sites ; apports de sables favorisés par des épisodes de vents puissants et l'action de l'ONF pour lutter contre l'érosion éolienne.

Suite aux tempêtes des 8 et 13 février, on note des phénomènes de décaissage (sable emporté par l'océan) plus ou moins forts suivant les zones avec l'apparition de falaises (de 0,50 à 3 m de hauteur) et un recul du trait de côté de 1 m, par exemple à Quiberon en Bretagne, à 25 m pour les zones les plus touchées en forêt domaniale de la Coubre en Charente-Maritime.

  • La Charente-Maritime a particulièrement souffert

La pointe espagnole en forêt domaniale de La Coubre, avec un recul du trait côte de 25 m par endroit, et la plage de Gatseau sur l'île d'Oléron sont les deux sites de France où les phénomènes d'érosion marine observés sont les plus forts. Ces deux sites avaient déjà souffert lors d'une première tempête le 11 janvier dernier. Ces deux pointes subiront les assauts de l'océan jusqu'à trouver un point d'équilibre. Heureusement il n'y a pas d'enjeu de sécurité publique car ce sont des zones éloignées des habitations.
Les forestiers ne peuvent que limiter les risques pour la sécurité des promeneurs en maintenant une bande non boisée entre les dunes et l'océan au fur et à mesure que le trait de côte recule.

  • Anticiper l'érosion marine lors des prochaines tempêtes

Sous l'effet de la houle et du vent, l'océan fait reculer la côte en érodant la dune et la forêt, laissant derrière elle falaises et arbres déracinés. Ces arbres instables sont un risque lors des déplacements sur la plage car ils déstabilisent la dune et menacent de tomber faisant à nouveau reculer le trait de côte. Les premiers travaux d'urgence menés par les forestiers de l'ONF sont donc de mettre en sécurité les sites en enlevant les arbres dangereux. Des travaux d'anticipation de l'érosion sont également menés par des coupes préventives des arbres les plus proches de la mer, pour éviter que ceux-ci ne partent à l'eau lors des prochains grands coups de vent... Les arbres tombés sur la plage peuvent partir à la mer et occasionner d'autres dégâts beaucoup plus importants.

L'ONF met en place des travaux pour lutter contre l'érosion éolienne en piégeant le sable transporter par le vent. Ces travaux permettent de ré-engraisser en sable les plages et les dunes qui, lors des tempêtes hivernales, joueront un rôle d'amortisseur de l'énergie marine.


ONF Centre Ouest Auvergne Limousin
Zope 3